Jour 256

Finalement, Daniel a repris ses esprits bien plus vite que prévu. Il s'est rendu compte ce matin de la toute la nourriture qui l'on finit par jeter tous les jours, faute d'avoir de quoi les conserver.
Avec toutes les radiations qui restent encore dans l'air, on ne peut plus utiliser leurs anciennes méthodes de conservations, sous peine de déclencher des catastrophes. Il y en a qui ont essayé et ils ne sont plus là pour nous raconter. Je ne sais pas vraiment quel est le rapport entre ce qui s'est passé et le fait que les vieux réfrigérateurs (comme ils les appelaient à l'époque) soit devenus des bombes ambulantes, mais dans ce cas-là, je veux bien les croire. Ce n'est pas le genre d'expérimentation que j'ai envie d'essayer. Ceci-dit, je suis au bout de ma vie, ça serait un peu comme donner mon corps à la science.
Daniel trouve donc ça inadmissible de jeter autant de nourriture et que personne n'ait encore rien fait pour empêcher ça. Pour être honnête, les gens avaient un peu autre chose à penser jusque là.
Alors mon fils a posé son shaker pour commencer à plancher sur le sujet. Je ne sais pas ce qu'il va trouver mais c'est quand même autrement plus utile que d'essayer de reproduire un simsapolitain avec les ingrédients du bord.
Mine de rien, s'il réussit, il va lui aussi apporter un gros changement dans notre vie de tous les jours.
Heureusement qu'il a croisé sa mère qui était en train de jeter les restes. Même si je me demande pourquoi il a réagit comme ça seulement maintenant. Ce n'est pas comme si on avait changé soudainement nos habitudes et commencé à jeter la nourriture pour le plaisir. Quand le plat commence à avoir une drôle de tête, on le jette pour éviter de tomber malade, et c'est comme ça depuis toujours.
Mais bon, le principal, c'est qu'il fasse ce qu'il veut faire et que je n'ai pas eu à l'encourager dans une autre voix. Comme quoi, ma méthode d'éducation fonctionne plutôt bien.