Jour 306

Tous les évènements du début de semaine, si je puis dire, ne m'ont absolument pas fait oublié mon plan pour en finir avec les Gothik une bonne fois pour toute.
La première partie du plan est de trouver un plan qui tienne la route, et ce n'est pas forcément l'étape la plus facile. Mais pour ça, on dirait que je ne vais pouvoir compter que sur moi-même. Une chance que je ne manque pas d'imagination. Il faut ce qu'il faut pour exterminer cette vermine.
Daniel, lui, refuse obstinément de participer à cette nouvelle vendetta et je ne peux quand même pas impliquer mes enfants. Du mois pas tant qu'ils sont encore si jeunes.
Alors je me creuse la tête à chaque fois que j'ai un peu de temps libre pour trouver comment on va bien pouvoir s'y prendre cette fois. Je ne veux pas me rabaisser à leur niveau, donc pas de mort mais je veux vraiment stopper cette famille où il n'y a pas une génération pour rattraper l'autre depuis qu'ils ont coupé la seule branche qui poussait droit.
La meilleure chose à faire serait de mettre sous les verrous les derniers membres de la famille, et ça pour la vie, avant qu'ils n'aient eu le temps de se reproduire. Une sorte de stérilisation par procuration, si je puis dire. Mais reste à savoir comment faire. Et bien. Je ne veux pas qu'ils nous voient venir à dix kilomètres.
Et pendant que je me creuse les méninges pour venger notre honneur, Daniel par méditer au bord de la rivière, une canne à pêche à la main. Pour continuer à nous servir de bons petits plats, il a décidé de mettre la main à la pâte et de se servir de la canne d'Ulysse.
Il n'est pas aussi bon pêcheur que lui mais au moins, on continue d'avoir un peu de poisson frais de temps en temps pour varier les repas.
Il a même commencé à enseigner ses secrets à son fils et Elsa, en prévision de quand il ne sera plus là.
Ce n'est pas le plan que j'aurais aimé qu'il imagine mais ça me va très bien aussi. Je réfléchis mieux après un bon repas.