Jour 331

En attendant de savoir si elle pourra faire le don de sa personne pour le bien de tous (ou vraiment  ce stade, pour notre bien à nous), la demoiselle ne se tourne pas les pouces.
C'est qu'à part sauver le sauver, elle sait exactement ce qu'elle veut faire plus tard. Enfin, c'est peut-être parce qu'elle ne sait pas qu'elle pourrait sauver le sauver qu'elle a trouver autre chose  faire. En tout cas, pour l'aider  réaliser ses rêves, il n'y a pas plus qualifiée que sa mère pour l'aider.
En fait, c'est un peu le coup de l'arroseur arrosé, mais en bien. Parce que ce que Clara veut faire, c'est en grande partie pour sa mère. Parce qu'Elsa a beau avoir un talent indéniable et a beau peindre des toiles aussi magnifiques les unes que les autres, tout le monde s'en fiche et ça ne rapporte pas grand chose. Pourquoi ? Simplement parce qu'il n'y a aucun système en place pour promouvoir l'art et en faire un commerce honnête. 
Et Clara, elle aimerait bien que sa mère sorte de l'ombre et gagne la reconnaissance qu'elle mérite.
Alors elle s'intéresse à ce que sa mère fait, elle apprend les techniques de maîtres qui lui permettront de reconnaître une chef d'œuvre d'un vulgaire dessin. Parce que pour faire ce qu'elle veut faire, elle a intérêt à en connaître en bout si elle veut être crédible.
Et ça, c'est le mythe de la famille Touguézeur qui se transmet dans le quartier depuis des générations. Une famille qui agit pour le bien de tous, et qui se donne les moyens pour arriver  améliorer notre quotidien. Et même si je sais maintenant que tous leurs choix et leurs réussites n'étaient pas tous totalement désintéressés, cela ne change absolument rien au résultat final et à tout ce qu'on a gagné grâce à eux.
Et quand je regarde Clara, je me dis qu'elle a bien de la chance d'être née et élevée parmi eux. 
Qui sait qui je serai aujourd'hui si j'avais été là ?