1. Et l'Observateur créa le Sim...

« Au commencement, il n’y avait rien. Puis l’Observateur créa les cieux et la terre. Il la nomma Monte Vista. Monte Vista était vide et seul l’esprit de l’Observateur flottait au-dessus des grandes étendues vide.
L’Observateur dit : Que les Sims soient ! Et les Sims furent. Bientôt le monde nouvellement crée se transforma sous l’impulsion des désirs irrationnels des petites créatures à qui il avait donné vie. 
Ils construisirent des habitations pour se protéger des regards indiscrets de leurs voisins, des lieux de travail pour s’occuper le jour et des lieux de loisirs pour se détendre la nuit. 
Puis l’Observateur créa la faune sauvage et les animaux domestiques.
Il créa enfin les Saisons et les intempéries.
Il observa le monde qu’il avait crée pendant quelque temps.
Puis l’Observateur dit : Je m’ennuie. 
Et l’Observateur créa un Sim pour se divertir. Il l’appela Adam. Ce Sim serait son ambassadeur à Monte Vista. Il serait le premier d’une longue lignée qui apporterait sagesse et connaissance à tous les habitants de ce monde. »

« Hum. J’y crois pas trop à ton histoire. Je pense juste que je suis un peu névrosé et que j’ai des conversations avec moi-même. Mais je le vis bien. Je pense que je m’en sort plutôt bien, même avec ce handicap.»

« La dernière fois que j’ai regardé, tu n’étais pas névrosé. Tu es technophobe, tourné vers la famille, irrésistible, bricoleur et très doué en sculpture mais névrosé, non.»

« Ça doit être mon côté artiste alors. Les artistes sont toujours torturés. C’est comme ça que les meilleures chef-d’oeuvres sont crées ! 

« Libre à toi de croire ce que tu veux, mais tu finiras toujours par faire ce que je veux que tu fasses.»

« T’en penses quoi de ta propriété ? »

« Un peu vide non ? La route arrive même pas jusqu’à la boite aux lettres ! »

« C’était le plus grand et le meilleur terrain que j’ai trouvé. Regarder un peu cette vue. Imprenable non ? »  

« Je te l’accorde. Sinon, elle est où ma maison ? J’ai hâte de voir le toit sous lequel je vais vivre. »

« Tourne toi. Par contre je suis pas sûr que ce que tu vas voir va te plaire. Le tour est vite fait. »

« Non mais tu plaisantes ? Y a même pas de toit ? Il y a quoi derrière le mur ? »

« Les toilettes, j’ai pensé que tu aimerais un peu d’intimité. Et puis tu as une douche, un sac de couchage, un mini-frigo, et une poubelle. Et regarde, j’ai même acheté un bloc à dessin pour que tu puisses commencer à réaliser ton rêve. Ce n’est pas un chevalet, un poste de sculpture ou un établi mais c’est déjà un début. Entraine-toi au crayon avant de sortir ton pinceau, ton burin et ton marteau.»

« Mais qu’est-ce que tu fais là ? » 

« Je me repose en attendant que tu redeviennes sérieux. Tu vas pas me laisser vivre comme un vagabond quand même ? »

« Ce n’est pas avec ce qu’il te reste en simflouze que je vais pouvoir faire quelque chose. Et si tu ne te bouges pas, ça ne va pas changer tout de suite. »

« Je vois que tu t’es décidé ! »

« C’est pas comme si j’avais le choix. J’en connais qui ont été mieux traité. »

« Si on s’en tient à ta théorie que je suis seulement un produit de ton subconscient, cela ne veut-il pas dire que tu t’infliges tout cela à toi même ?» 

« ... »

« Qu’est-ce que tu dessines, le paysage ?» 

« Tu verras bien. »

« Je crois que tu as de la visite, tu ne veux pas aller les saluer ? »
« Alors c’est qui ? »

« La mascotte de l’université, elle vient me recruter. »

« Ne t’emballes pas trop, elle vient voir tout le monde. Tout le monde peut y entrer, il suffit d’avoir un peu d’argent. Sinon, elle te plait ? Si tu veux une descendance, il va falloir commencer à chercher. »

« Non, la tête de lama me fait un peu peur. »

« C’est ce truc que tu as dessiné ? On a encore beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre le niveau des plus grands. C’est sensé être quoi ?

« C’est toi. »

« On peut savoir pourquoi tu l’as accroché au mur ? C’est pas vraiment ce qu’on peut appeler du grand art. »

« C’est pour me rappeler le tourment que tu me fais vivre chaque jour.

« Encore une fois, si on s’en tient à ta théorie... »

« C’est bon ! J’ai compris. 

« Tu dessines encore ? Au moins, tu prends ça au sérieux. Par contre désolé de te décevoir mais les licornes, ça existe pas. »

« Un jour je te prouverais le contraire.»

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« Tu l’as accroché au-dessus des toilettes parce que ... ? »

« Y avait plus de place ailleurs. »

« Tu aurais pu déplacer l’autre, ou mieux le jeter. »

« Un jour ça vaudra de l’or, tu verras. »

« En attendant, ça ne vaut pas grand chose. Remarque tu as peut-être choisi la meilleure place pour l’accrocher. »

« ... »  

« Tu te fais un nouvel ami ? »

« Lui ? Non, c’est le propriétaire du dépôt-vente. Je me renseigne sur les modalités. Il va prendre en charge toutes mes créations pour les revendre. »

« T’es sûr que tu veux passer par là ? Il y a des méthodes plus rapides pour se faire de l’argent rapidement. Ça te permettrait d’avoir un toit avant l’hiver. Parce que le camping, c’est bien l’été mais après les choses se compliquent. Je n’ai pas envie que tu te transformes en glaçon, il n’y a personne dans ta vie pour venir te réchauffer ! »

« Ne t’inquiètes pas, je gère. J’ai un bon plan pour me faire de l’argent rapidement. »

 « C’est ça ton bon plan ? Des fleurs ? Je suis pas sûr qu’on devienne riche avec ça. Tu m’aurais dit ça il y a quelques années, pourquoi pas. Mais là...»

« Tu serais bien surpris de ce que la nature a à offrir par ici. Et puis n’est-ce pas toi qui a crée tout ça ? »

« Tu me crois que quand ça t’arrange... »

« Je ne fais que suivre ton exemple. » 

« Tu marques un point. Pour répondre à ta question, techniquement non. Mais ça serait vraiment trop compliqué à t’expliquer. Et puis tu es technophobe, je ne suis pas sûr que ça t’intéresse. » 

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« Hum... Ça sent bon. »

« J’espère pour toi que ça sent bon les simflouzes...  »

« Renseigne-toi, tu verras ! »

« Effectivement, tu avais raison. Ça vaut le coup. Tu crois qu’il y en d’autres comme ça ? »

« Et de deux ! »

« Deux quoi ? »

« Deux points ! J’ai ENCORE raison »

« ... Viens plutôt par là, j’ai trouvé un coin où il y a d’autres fleurs. »

« Alors ça nous a rapporté combien tout ça ? »

« En plus des 400 § ? Pas grand chose. Celles que tu as trouvées était plutôt communes.»

« Dis moi, t’es en train de manger assis sur tes toilettes ? Sans commentaire »

« Tu veux que je m'assois où ? Je n’ai pas de chaises. »

« Par terre ? »

« Ça va pas la tête ? Je vais pas m’asseoir par terre, c’est dégoûtant ! »

« Les pique-niques, tu connais pas ? » 
« Tu fais quoi là ? »

« Chut ! Je dessines. Je viens d’avoir une idée géniale ! »

« Comme t’asseoir par terre ? Le truc que tu voulais pas faire y a 5 minutes à peine ? »

« ... »

« Tu pourrais faire la vaisselle aussi, les bols par terre, c’est pas plus propre que de s’asseoir par terre pour manger. J’espère au moins que ton croquis va être bon et qu’il va rapporter plus que les précédents.»  

« LaLAlAlaLALala »

« C’est bien tu prends une douche. Mais t’as remarqué qu’il pleuvait ? T’aurais presque pu faire des économies »

« Oui, j’ai remarqué. J’ai remarqué aussi que je vais devoir dormir DEHORS SOUS LA PLUIE. »

« La tente était trop chère. Va falloir faire avec. Ça te motivera peut être un peu plus pour gagner assez d’argent pour mettre un toit au-dessus de te tête.»
« Et maintenant tu sautes dans les flaques ? Tu ne viens pas de prendre ta douche ? »

« Ben mouillé pour mouillé, autant que je me détende un peu. Faut bien que je m’occupe en attendant que la pluie s’arrête. Je veux pas aller me coucher comme ça. »

« Pourtant tu m’as l’air épuisé. Tu devrais quand même y aller. Il devrait faire beau et chaud demain, aucun risque que tu attrapes quelque chose. On se revoit demain. »