34. Here's to never growing up

« Quelle belle brochette de jeunes gens !»

« Ils sont beaux mes enfants !»

« Oh oui. Tu peux être fier.»

« Les jumeaux sont surexcités. C'est bientôt l'anniversaire de Rosaria et ils ne parlent plus que de ça.»

« Ils sont pressés de devenir le centre d'attention des parents.»

« Je comprends ta logique.»

« Tout ce qui est petit est mignon. Ils vont pouvoir mener la vie dur à leur famille sans en payer les conséquences. Tu ne peux rien refuser à ces deux petits anges.»

« N'importe quoi !»

« Brenna est vraiment ravie. C'est la tête de la famille, elle essaie de mettre au point des décorations pour le gâteau de sa soeur.»

« A première vue, je dirais qu'elle essaie de la tuer.»

« Oui ce n'est pas encore très au point. Mais je n'ai pas le cœur de lui dire non.»

« Tu vois ! Quand je disais que tu ne pourrais rien leur refuser. Ils seront au pouvoir.»

« Pouvoir très éphémère, c'est bientôt leur anniversaire aussi.»

« Ils vont tirer un maximum du temps qu'il leur reste !»
« Pas de décoration fantaisiste en vue et la maison est toujours debout. Tu as demandé à Brenna d'abandonner son projet. Ou à ta femme ?»

« Non quand elle a vu qu'elle n'y arrivait pas, elle a décidé de mettre son projet de côté. Mais elle espère pouvoir terminer pour son anniversaire.»

« Ça promet.»

« Elle veut être scientifique quand elle sera plus grande. Pour inventer tout un tas de trucs.»

« Quel programme !»

« Tu l'as dit.»

« Et Rosaria ? Elle est contente de passer dans la cour des grands ?»

« Très, elle va pouvoir piquer les pinceaux de papa.»

« La dernière fois qu'un anniversaire s'est terminé comme ça, rien de bon n'a suivi.»

« On a quand même eu Rosaria.»

« Et vous voulez avoir les suivants ?»

« On fait comment alors ? On ne se touche plus ?»

« C'est une solution !»

« Tu m'excuseras de ne pas la suivre.»

« Je te rappelle juste de faire attention. Ou d'attendre la ménopause de Marina.»

« Je te laisse lui en parler. Je suis curieux de voir comment elle le prendra.»

« En parlant bébé, ça en est où pour Antonio ?»

« Je suis allé lui parler l'autre jour. Pour savoir comment ça se passe, si tout va bien .»

« Et ?»

« Il avance à petit pas. A son rythme.»

« Avec les conseils de son charmeur de père, la situation devrait vite se débloquer.»

« Ou on peut lui laisser apprendre à la dure.»

« À la dure ?»

« Par lui même. En faisant ses propres expériences. Ce qui a marché pour moi et à mon époque ne marchera peut-être pas pour lui.»

« Quelques petits conseils élémentaires n'ont jamais fait de mal. Les basiques. Il y a des choses qui changeront jamais.»

« Oh, il les connaît déjà. Il m'a raconté son dernier rendez-vous, et crois moi, il sait y faire.»

« C'est par là que tu aurais du commencer !»

« J'ai commencé par le début !»

« Et alors ? Elle est comment ? C'est sérieux ?»

« Tu ne sais pas déjà ?»

« Non, je passe mon temps avec toi, je n'ai pas le temps d'aller surveiller ce que font les autres. C'est dur avec une famille nombreuse comme la tienne.»

« Elle a l'air d'être une belle femme d'après la description qu'il m'en a faite.»

« L'amour rend aveugle.»

« Tant qu'elle lui plait, elle sera toujours belle à ses yeux. Et c'est ça l’important.»

« Il ne faudrait pas se retrouver avec des petits-enfants horribles.»

« Tu es beaucoup porter sur l'apparence non ?»

« Si je ne peux pas leur parler, j'aimerais au moins pouvoir les regarder !»
« Oh qu'elle est belle !»

« Qui ?»

« Rosaria ! C'est bien elle assise à côté de son frère ! C'est vraiment le parfait mélange entre toi et Marina.»

« C'est bon, on sait que c'est ta préféré !»

« Tu vas me dire que tu n'as pas de préféré ?»

« Non, je les aime tous autant.»

« À d'autres !»
« Marina doit être contente de n'avoir que des enfants en âge de se débrouiller tous seuls. Elle doit pouvoir consacrer beaucoup plus de temps à son travail.»

« Ils ne sont pas encore en âge de vivre en silence. Quand ce ne sont pas les jumeaux qui jouent bruyamment, ce sont les deux grands qui se chamaillent gentiments.»

« Encore quelques années et elle sera tranquille.»

« Ça ne la dérange pas. Elle adore les enfants. Elle sera bien triste quand la maison se sera vidée.»

« Tu t'es enfin résigné ?»

« Ils vont vouloir fonder une famille aussi. Et même si j'aimerais qu'ils restent tous avec nous, c'est pas réaliste de penser qu'ils le voudront. Alors j'en profite tant qu'ils sont là.»

« Tu as de la chance, Antonio a l'air bien décidé de rester.»

« C'est temporaire. Juste le temps de trouver celle qui gardera son cœur.»

« J'espère qu'il a prévu autre chose que son corps pour ravir la demoiselle. Car je ne donne pas cher de ta descendance de ce côté-ci si c'est tout ce qui importe à ta future belle-fille.»

« Si il a le corps et l'intelligence, il met tous les atouts de son côté. Premier de sa classe il était !»

« Et il travaille dans quoi ?»

« Pour l'instant, il cherche sa voie.»

« J'espère que sa voie ne finit pas chez vous, à vivre à votre crochet.»

« Il n'est pas comme ça mon fils. Je lui laisse le temps de se poser. Lorsqu'il aura trouvé chaussure à son pied, c'est là que sa vie commencera !»

« Rosaria a l'air bien plus sûre de son avenir. Elle t'a même emprunté ton chapeau !»

« C'est le sien. Je lui ai offert le même que le mien pour son anniversaire. Elle venait toujours me le prendre quand elle était petite.»

« C'est un peu comme un passage de témoin. La future héritière des talents artistiques de la famille ?»

« Tu es content n'est-ce pas ?»

« Vous avez l'air très proche !»

« Je suis proche de tous mes enfants.»

« Mais ?»

« Mais avec Rosaria on peut parler d'art pendant des heures.»

« Ah ah !»

« Comme je peux parler de sport avec Antonio pendant des heures.»

« Et les jumeaux ?»

« Ils sont encore un peu jeunes pour qu'on est est conversations adultes ensemble. Je les laisses profiter de leurs derniers instants d'innocence.»

« Et après tu ne leur parles que de choses graves et importantes ?»
« J'al croisé Antonio tout à l'heure, il n'a l'air dans son assiette.»

« Oui ça ne s'est pas très bien terminé avec son amie.»

« Première peine de cœur ?»

« Elle n'était pas celle qu'il croyait. Il a préféré mettre un terme à la relation. Mais ça lui a quand même brisé le cœur.»

« Le pauvre. Il finira bien par trouver la femme idéale. Ça se saurait si la première était toujours la bonne.»

« Marina était la première.»

« Première ici, mais tu avais quand même un peu d'expérience devant toi. Et on sait tous les deux à quel point ça a été difficile de trouver ta première femme.»

« Ne m'en parle pas.»

« Allez, un peu de temps avec son petit frère et il retrouvera le sourire.»
« Ça y est, c'est le grand jour ? Les petits derniers deviennent grand ? Ça fait quoi ?»

« Très bizarre. Je me dis que bientôt la maison va se vider. Mais ce n'est rien à côté de Marina. Elle a passé la mâtinée à les câliner.»

« Tu vas pouvoir te remettre sérieusement à la peinture avec tout ton temps libre.»

« La peinture, le jardinage, et bien d'autres choses encore !»

« C'est le début d'une nouvelle aventure !»

« La vieillesse ? Je connais déjà, j'ai déjà donné !»

« Pas dans ces conditions ! Quatre enfants, ça promet pleins de petits-enfants !»

« Ça par contre, ça va être une nouveauté ! J'espère vivre assez vieux cette fois pour tous les rencontrer !»

« J'espère aussi.»
« Vous avez définitivement abandonné les fêtes d'anniversaires ?»

« On fait juste ça en famille.»

« Oui, c'est ce que je voulais dire.»

« C'est nettement moins compliqué. Au moins tout le monde est là et reste jusqu'à la fin.»

« Et cela serait clairement plus malpoli pour l'un d'entre vous de partir à ce moment.»

« Mais personne n'a envie de partir.»

« Je sens que ta deuxième petite famille est plus soudée que la première.»

« Quand tu dis ça comme ça, on dirait que je mène une double vie.»

« C'est un peu le cas !»

« Et puis on était très soudés, Rosaria, Antonio et moi !»

« Disons que vous étiez un peu moins expressifs. Là on voit tout de suite que tout le monde est enthousiasmé par cette double fête d’anniversaire.»
« Ne dit-on pas : les dames d'abord ?»

« On dit aussi : le meilleur pour la fin !»

« Une préférence pour Brenna ?»

« Non, c'est juste pour te contredire !»

« Ah ah.»

« Les jumeaux ont décidé que Ethan partirait en éclaireur, pour voir comment c'est de l'autre côté. Si ce n'est pas bien, Brenna a décidé de ne pas souffler ces bougies.»

« C'est mignon à cette âge…»

« Grandir, ça veut dire aussi des responsabilités supplémentaires. Ça ne fait pas forcément envie.»

« Ça veut dire aussi un peu plus de liberté ! 3 ados à la maison, en même temps, c'est un peu terrifiant.»

« Ne m'en parle pas. Antonio a été plutôt sage, mais je ne sais pas si on peut chanceux quatre fois de suite.»

« Je ne sais pas ce que son frère lui a raconté mais Brenna n'a pas l'air très emballée.Ou alors elle préférait le gâteau au chocolat.»

« Son grand frère a mis des bougies magiques sur son gâteau.»

« Ah ! Mais au fait, elle ne devait pas préparer un truc extraordinaire pour décorer le gâteau ?»

« Justement, c'est elle qui les a fabriquées. Son frère a inversé les bougies pendant qu'elle regardait pas. Elle a cru qu'elles n'avaient pas marchés quand son frère a réussi à éteindre les siennes du premier coup. Et du coup, là elle est un peu dégoûtée de s'être fait avoir comme une débutante. Mais les connaissant tout le monde va bien en rire dans quelques minutes.»

« Vous êtes du genre à tous vous y mettre pour souffler les bougies ?» 

« Quelque comme ça. »

« Et bien ça promet pour la suite !»