Salles sous haute protection

Et elle m'a fait entrer dans la première salle. Il y avait des machines bizarres avec des sacs qui était mis comme pour récolter quelque chose. Au début, j'ai pensé que c'était des aspirateurs au début mais mon idée m'a vite paru absurde. J'ai voulu demander ce que c'était mais Denise m'a devancée :

"Voilà notre moyen d'autofinancement !

-Euh... Excuses moi mais je ne comprends pas très bien.

-Mais enfin ce sont des machines à faux simflouzes !"

Ces mots ont raisonné dans ma tête pendant un petit moment. J'allais devenir une criminelle qui fabriquait de faux billets ? Au début, j'avoue que cette idée me posait problème. Mais plus j'y réfléchissais, plus elle m'attirait. J'avais toujours respecté les règles. Il était temps de casser l'image de la sainte. Mon petit ami n'avait-il pas lui-même des parts dans des affaires louches ? Je crois surtout que c'est cette pensée qui m'a décidé. Après tout, cet argent ne servait qu'à améliorer la vie des membres de la société et puisque j'en faisais maintenant parti, il fallait que mettre la main à la pâte.

Je me suis donc approchée de la machine et j'ai fait tourner la manivelle. Et quelques minutes après, des billets plus vrais que nature sont tombés au fond du sac.

Denise m'a arrêté au bout d'une heure et m'a demandée de la suivre encore une fois.

J'allais découvris ce que cachait l'autre pièce.

Nous sommes alors montées dans l'autre pièce et la seule chose que j'y ai vu était un téléphone posé sur une table certes étrange. On aurait dit qu'elle avait façonné par un artiste torturé (mais alors vraiment torturé). J'avais l'impression que l'appareil était simplement posé sur un brasier. Mais en regardant de plus près, j'ai constaté qu'il l'était réellement !  Je n'ai pu retenir un cri de surprise. Denise avait l'air ravi. 

"Voilà la pièce la plus importante de notre collection !  Le résurectomitron !

-Le résurecto quoi ?

-Résurectomitron !

-Et il sert à quoi ? Pour moi c'est un simple téléphone !  Tu crois que je peux commander une pizza ? On a le droit de faire venir un livreur, demandais-je alors, persuadée que c'était un téléphone tout ce qui a de plus normal.

-Tu peux essayer mais je pense que tu seras déçue.

Je l'ai prise au mot et j'ai décroché le combiné. Sans même que je fasse un seul numéro, une voix à vous glacez le sang m'a crié que si je n'avais personne à ressusciter, je devais arrêter de la déranger pour rien si je ne voulais pas risquer qu'elle vienne me rendre une petite visite.

Je n'en croyais pas mes oreilles. Si je ne me trompais pas, je venais d'avoir une conversation avec la Grande Faucheuse en personne !  Denise a bien sûr confirmé mon hypothèse.

"Cet appareil est très particulier comme tu as pu le constater. Il établit une liaison directe avec la Grande Faucheuse afin de nous permettre de ressusciter des êtres chers. Tu as vu l'heure ? Il va falloir que tu regagnes ta résidence."

Elle m'a raccompagnée jusqu'à la limousine illico presto et je suis revenue dans mon doux et tranquille dortoir. Inutile de vous préciser qu'avec ce que je venais d'entendre, j'ai eu certaines difficultés à dormir.